Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

In short

tadlachance is an art association dedicated to nomad, relational and contextual  art practice founded In 2002 by Madeleine Doré and Françoise Rod.
The association  creates reflexive spaces that offer opportunities to perceive daily life differently. tadlachance has developed activities as those relating to the hospitality and opportunities provided for ‘nomad’ artists en route through France. tadlachance is dedicated also to special, one-off installations, contextual projects.  interventions, and multi-cultural art events in public spaces, facilitates research, and brings people together from a wide variety of cultural backgrounds.

Pages

Publié par tadlachance

~ Vanités et autres illusions contemporaines

L’association tadlachance vous invite à l’exposition Vanités et autres illusions contemporaines un événement du réseau C’est bien parti.

Le vernissage a lieu, mercredi 22 avril à 18 heures, l’exposition se tiendra du 22 avril au 3 mai 2015 à la Coopérative de Cuges Les Pins, 1 chemin de Raphèle

Artistes participants : Christiane Ainsley, AinsleyMuraour,Thierry Azam, Geoffrey Blundel Gilles Boudot, Chrystel David, Madeleine Doré, John Francis, Angelica Julner, M-F. Lequoy Poiré, Michel Muraour, Françoise Rod, Katharina Schärer.

« vanitas vanitatum et omnia vanitas » On assiste aujourd’hui à l’essor du thème des vanités, à la résurgence d’un questionnement montrant les dérives d’une réalité qui tente de défier la mort. Certes, les ambiguïtés soulevées par les Vanités sont d’une grande richesse philosophique, humaine et mystique. Elles interrogent les plaisirs de l'existence, questionnent notre perception du réel, rendent visibles des phénomènes qui traduisent l’âme, la dématérialisation de notre siècle, tout en personnifiant une profonde quête de sens. Au XVIIème siècle, les vanités témoignent d’une haute intention spirituelle. Ce sous-genre de la nature morte fait ressortir la futilité des choses, tout en valorisant la richesse contemplative d’un art dont le souci du trompe-l'oeil fait illusion d'authenticité. On peut déceler à travers les représentations de crânes, de sabliers, de montres ou de bougies consumées le caractère éphémère de toute existence, ces symboles servaient à prévenir le spectateur des dangers propres aux choses mondaines considérées comme des leurres. L’intérêt pour les vanités est présent dans l’art contemporain, l’illusion permet de surfer sur notre ère médiatique. Les libertés individuelles s’expriment dans un ego à la recherche d’un plaisir sans bornes, où l’accélération des métamorphoses et le développement exponentiel de la science nous conduisent en zappant à une illusion de connaissance universelle et à un rêve de toute puissance, voire d’immortalité. Les artistes contemporains ne s’y trompent pas, ils s’en emparent.

Marie-Françoise Lequoy a puisé dans les magazines et sur Internet des images qui marquent notre environnement quotidien (publicité, mode, santé, politique, art, société, histoire) en y incrustant des objets de vanité actuels, empruntés dans le répertoire des tableaux du 17ème. Selon l’artiste « le sujet reste inchangé depuis que l’homme est « sapiens ». »

Michel Muraour aussi évoque le domaine de la "mode" de la "communication télévisée" , en montrant des images extraites de la télévision. Angelica Julner expose des photographies noir & blanc représentant des assemblages de « vanités et natures mortes » et deux objets en céramique dont l’un s’intitule « tête d'ange » et l’autre « les yeux dans le ciel ».

Gilles Boudot présente des photographies intitulées Phénomènes Simples, son travail pose une réflexion sur nos certitudes scientifiques, sur notre vaine volonté d’expliquer la nature et sur la possible poésie qui naît du contresens. "Ici, une vessie se gonfle sous l’effet d’un gaz, là, une mousse fragile s’élève avec une majesté dérisoire, là encore, le temps s‘écoule dans la réalité de nos étroites vies. » Le verre joue ici un rôle de premier plan. Tirées sur papier baryté, les images sont contre-collées sous une glace claire par un procédé à base de gélatine et de verre soluble qui leur confère une luminosité particulière. La fragilité fait ainsi partie des images comme une dimension poétique propre et assumée.

Christiane Ainsley nous plonge dans la temporalité picturale d’un art qui s’inscrit au jour le jour, du temps qui s’écoule en forme de peinture qui s’étale, coule à la surface du sensible.

Chrystel David interroge l’identité du sujet et de l’objet, elle réunit l’effet mer à travers la photographie. Tout cela semble si réel et pourtant si impermanent et puis tout à coup, sans prévenir, plus de je, plus de ce, tout est là, simplement, dans l’éternité de l’instant.

Thierry Azam présente une série photographique réalisée au cimetière de Montjuich, à Barcelone, comme une combinatoire de l’ordure qui se tiendrait au seuil du merveilleux, et qui préserverait de l’insolent gaspillage de la mort. Katharina Schärer présente l’assemblage sculptural « …me souviens de… ». Elle donne à voir un travail ludique, comme le souligne Denyse Carmagnolle : ses «boudings» s’agglutinent en des corps à corps, les boudins mêlés, collés, étroitement enlacés et entrelacés, cachent encore au creux de leur gorge profondément serrée, la part secrète, protégée et inaccessible de l’être. »

Madeleine Doré propose un Manifeste poétique. L’installation est composée de différents tableaux où sont peints à la gouache des mots qui désignent différentes parties d’un corps performatif. A chacun des tableaux correspond un texte poétique peint de même couleur et se déroulant sur une toile. Sur de minuscules tableaux, l’artiste peindra le numéro de chaque jour et ce, pendant la durée de l’exposition, et proposera un exercice postural. Le manifeste poétique sous-tend l’idée du rayonnement coloré du corps. Lorsqu’il se déploie dans l’espace, au lieu de saisir les apparences qui lui sont propres, le corps saisit celles qui lui sont étrangères, il s’égare en vanité. « L‘oeil est ce qui a été ému par un certain impact du monde. »

La machine à rêver de Geoffrey Blundell envoie selon des rythmes précis des flashs de lumière. En s’adressant directement à notre cerveau reptilien, cette machine recrée une vision propre qui diffère pour chacun d’entre nous.

Le duo AinsleyMuraour expose trois céramiques de la série nature morte dont les symboles nous amènent à une représentation purement allégorique de la Vanité.

John Francis réalise un montage GIF à partir des tableaux de Van Gogh. Selon l’artiste le thème des vanités est une confrontation à la foi, il rejoint les paroles de l’Ecclésiaste « vanitas vanitatum et omnia vanitas ».

L’œuvre vivante de Françoise Rod, « Ca vaut pas une cacahuète ! » est une leçon d’humilité. Selon elle, notre existence au regard de l’immensité de l’univers ne vaut pas une cacahuète, tout ce que l’on pense valoir -notre vie qui semble si importante- ne vaut rien et ce qui ne vaut rien ou pas grand chose - une peanut- n’en reste pas moins un miracle quotidien.» .A travers leurs différents moyens plastiques, les artistes invités ont mis en forme les phénomènes perceptifs de cette sensibilité autour de la vanité qui est au cœur de la conscience actuelle.

L’association tadlachance est disposée à vous accueillir pour la visite de cette vaste exposition. Contact : Madeleine Doré 04 42 73 97 21 ou 06 21 32 54 08 tadlachance @libertysurf.fr

Les artistes :

Christiane Ainsley Née à Valleyfield, Québec, Christiane Ainsley est présidente de l’association artmandat depuis 2006, membre de la FRAAP et du RCAAQ. Ainsley s'est fait connaitre au début des années 80, notamment par deux expositions consacrées à la relève présentées au Musée d’art contemporain de Montréal. Elle a été associée au mouvement de la nouvelle figuration. Elle a développé un vocabulaire qui lui est propre par une approche sérielle, emprunt aux grands thèmes de l’histoire de la peinture, recours à des couleurs franches, avec des titres en formes de narration. En 2004, elle délaisse la figuration pour éliminer toutes formes de restrictions. http://ainsley.christiane.free.fr/

AinsleyMuraour Duo de deux artistes Christianne Ainsley et Michel Muraour http://www.proame.net/art-is-life-expo-ainsleymuraour-creamique-dart-et-dessais-a-la-galerie-xxi-a-paris-juquau-17-janier-2015/

Thierry Azam Son travail photographique se décline en séries s’engendrant les unes les autres: paysages, arbres, natures mortes. Ce travail a commencé en 2008 à l’occasion de nombreux déplacements automobiles et ferroviaires dans l’Europe entière. Ses photos où se mêlent nostalgie irénique et émerveillement inquiet, sont prises avec un appareil numérique, retravaillées par impressions successives et superpositions. Elles ont donné naissance aux livres d’artistes "L’Enneigement" avec l’auteur Lionel Bourg et "Toi mon aède" avec Anne-France Frère et Edith Azam. http://www.mdlc-lef.com/galerielegarage/thierry-azam001.htm

Geoffrey Blundell était un ingénieur en électronique, il a développé différents instruments comme le mind mirror pour révéler l’activité cérébrale ainsi que de gigantesques kaléidoscopes. http://www.telegraph.co.uk/news/obituaries/1421560/Geoffrey-Blundell.html

Gilles Boudot « .... Les photos de Gilles Boudot semblent nous “exposer” des phénomènes simples de physique. Nous assistons à des expériences, et ce, dans un court instant de l’expérience, car les chaussettes, ou le napperon, comme le couvercle, ne vont pas rester suspendus en l’air longtemps. C’est la prise instantanée d’un instant magique, la prise du vu, un saisissement de l’instant, d’un événement expérimental éphémère. C’est le contact subtil, furtif, la fugacité d’une chose là ; en quelque sorte son saisissement avant sa perte. Qu’importe vraiment de savoir si l’expérience est réelle ou simulée, car l’événement est plausible ; le fait ou non d’y croire est l’autre expérience qui nous occupe, qui nous importe dans l’image.... » Bernard Muntaner in catalogue " des choses simples" TCI Nice. http://www.rita-pix.com/

Chrystel David se sent photo face au quotidien depuis toujours, tout est prise de vue. Pour elle, la photographie est une forme de méditation qui lui procure une présence intense dans le moment. Elle se sent alors transportée par le mouvement de la vie qui se traduit par une pratique du flou. http://chrystel-d.pagesperso-orange.fr/

Madeleine Doré Artiste québécoise, Elle développe une approche de l’art en contexte, en situation nomade. Le processus de création se développe en rapport avec l’identité du lieu à intérioriser, à habiter de façon provisoire. Elle assemble, transforme, construit et donne forme à de nouveaux modes d’existence de l’art. Elle utilise fréquemment des matières résiduelles pour la réalisation de ses oeuvres. La thématique oriente le choix du matériau, la matière est l’outil relationnel du regard porté sur la vie, ce qu’elle contient en terme de présence et d’aptitudes à voir. http://www.3e-imperial.org/artistes/madeleine-dor%C3%A9 http://www.aubagne.fr/fr/services/sortir-se-cultiver/les-penitents-noirs/2014/madeleine-dore.html John Francis est né à Montréal. Sculpteur de formation, il est devenu actif sur la scène artistique montréalaise à la fin des années 70. Il est reconnu pour son travail abstrait aux résonances psychologiques. Ses intérêts sont la sémiotique du matériau, l’abstraction géométrique et les matériaux industriels. http://john.francis.art.free.fr/

Angelica Julner Photographe, vivant à Fox-Amphoux, ses oeuvres ont été exposées dans de nombreuses galeries en France et au Danemark. Elle a exposé à la Galerie Beddington en 2012, participé aux journées du patrimoine à Barjols, à la Foto Triennale au Danemark en 2006 Ses assemblages et ses photographies narratives racontent des histoires. Dans ses portraits ou autoportraits, les visages ne sont pas toujours lisibles pour ne pas détourner l'attention du propos. Jamais méchante ni morbide, humour, dérision et fantaisie, animent ses mises en scènes. www.angelicajulner.com http://www.angelica-et-muraour.fr/

M-F. Lequoy Poiré Née à Paris, plasticienne, computer-art et photographe. Etudes artistiques à Caen, photographiques à Metz, expositions à Paris et en divers lieux de Normandie, de Lorraine, d'Allemagne et du Var. Son travail, issu de l'art optique et de l'art concret, est fondé sur le carré et la diagonale, le module et la série née d'un procesus de transformation systématique; les supports employés sont divers, photographie, infographie, slide-show, installation. Son travail s'appuie toujours sur une réflexion philosophique ou sociétale, comme l'indiquent les titres de ses installations : Visions, Géo-logique, Le Huitième jour, Prométhée Déchaîné, Fait-divers, Présents-Divers, Vous avez dit art.., Regarder, Interpréter, Détourner etc… http://www.yaquoi.com/VOUS-AVEZ-DIT-ART-expositions-de https://www.facebook.com/mf.poire/place_reviews_written

Michel Muraour Vivant à Fox-Amphoux, il travaille la céramique depuis plus d’une quarantaine d’années. Etudes aux Beaux Arts de Bourges, à l’école d’Arts Déco de Nice, à l’école des Métiers d’Art “Escola Massana” (Barcelone), il a été l’élève de Llorens Artigas, a réalisé plusieurs céramiques murales pour Miro et fut tourneur chez Saltalamachia (Vallauris). L'expérimentation, avec ce qu'elle suppose d'accidents recherchés fait partie intégrante de sa recherche. Il conçoit des structures massives qui privilégient la texture, le rugueux, le mélange d'une nouvelle alchimie de traces, de glaçures, d’accidents qui font partie du jeu, du métier associé au travail quotidien qui redonne primauté à la matière. http://www.angelica-et-muraour.fr/ https://www.facebook.com/michel.muraour.7?ref=fs https://www.artactif.com/muraour

Françoise Rod possède un doctorat en Esthétique Sciences et Technologies des arts de l’Université de Paris VIII. Loin de la production d’objets, Françoise Rod travaille directement avec le fait de percevoir dans un contexte donné. Ses interventions et installations sont en prise directe avec le contexte, elles possèdent des éléments symboliques et un côté ludique. http://francoise.rod.over-blog.com https://fr-fr.facebook.com/francoise.rod http://action.action.free.fr

Katharina Schärer « faire la peinture sans peindre, hors des outils traditionnels » Plasticienne, née à Zurich, en Suisse, depuis plus de 20 ans, la couleur est au centre de son travail. Elle réalise de nombreuses expériences entre figuration et abstraction avec la photographie numérique, le cinéma, les installations et la peinture. En plus de domaines graphiques et numériques une variété de matériaux joue un rôle important dans son approche, qui comprend le sens de l'humour et le sarcasme. http://www.scharer.info

L’association organisatrice de l’exposition

Fondée en 2002 à Cuges Les Pins par le duo Françoise Rod et Madeleine Doré, tadlachance propose une réflexion sur le nomadisme et l’art du déplacement, l'art de la mobilité. L'association offre à des artistes qui travaillent sur le mode de la mobilité la possibilité d'effectuer une étape nomade à Cuges Les Pins. Elle participe à la vie du village en organisant des actions de terrains ainsi que des expositions. L’association tadlachance réalise également des événements en France et à l'étranger. http://tadlachance.over-blog.com/ http://www.fraap.org/article130.html Contact : Madeleine Doré 04 42 73 97 21 ou 06 21 32 54 08 tadlachance @libertysurf.fr

Le réseau d’artistes C’est bien parti est un réseau de lieux gérés par des artistes en région, de la Provence verte et du Haut Var. tadlachance à Cuges-les-Pins, Le garage à Lorgues, ArtMandat à Barjols, la porte étroite à Toulon et Format à Fox-Amphoux font partie de ce regroupement de structures artistiques gérées par des artistes plasticiens. Ce réseau présente un grand choix d’explorations. Plus d’une cinquantaine d’artistes présentant peintures, dessins, photographies, vidéos, installations, sculptures, infographies, projections et performances donnent forme à ce nouveau dynamisme.

tadlachance bénéficie du soutien de la ville de Cuges Les Pins et du département des Bouches du Rhône